Brocantes et puces
Hautement populaires, et paradoxalement écologiques, ces rassemblements permettent d'offrir une seconde vie à toutes sortes d'objets, dont nos précieuses oeuvres d'art. Que ce soit à échéances annuelles ou hebdomadaires, ou même de façon permanente, le badaud peut fouiner à sa guise. Car, si l'humain est naturellement un animal fouisseur par ses trous, mines et carrières, ses origines font encore de lui, aujourd'hui, un animal fouineur.
Une fois levé tôt, voire équipé d'une lampe torche, le chercheur d'art peut espérer obtenir sa part avant que les professionnels ne soient passés.
Il peut ainsi trouver l'objet peu disputé, mais subjectivement intéressant pour lui ou sa collection, mais également dégoter la bonne affaire. Celle-ci peut ainsi s'avérer être une simple oeuvre anonyme mais appartenant à une école ou une période particulère. Quant au fantasme de la découverte d'une réalisation d'un grand maître, pourquoi pas? On en entend parler une fois par an, à l'occasion d'un procès...
Deux inconvénients cependant, concernant cette source d'assouvissement de la passion artistique.
Tout d'abord, que le vendeur soit un brocanteur professionnel ou un particulier, n'espérez aucune garantie car on vous a vendu un bien de seconde main souvent peu cher. Et même s'il s'agit un faux ou d'un produit neuf, il ne sera, en pratique, pas facile de faire valoir vos droits.
Ensuite, les oeuvres peuvent être abîmées ou sales et il vous faudra souvent prendre en compte d'éventuels frais de réparation ou de restauration, à moins que vous ne soyez habiles de vos doigts, bien sûr.
La suite des mauvaises habitudes de l'amateur d'art, bientôt...
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