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Assurance et oeuvres d'art

20 Janvier 2013, 16:38pm

Publié par Le proprio

Les oeuvres d'art sont souvent le parent pauvre des biens protégés. On s'assure soi-même, son logement, sa voiture mais l'art ou les antiquités, non. Curieux. En effet, pourquoi assurer "tout risque" votre belle voiture à 100.000 €, mais pas votre dessin de Dürer à 300.000 €? De plus, rappelons que la dénonciation obligatoire des contrats par les assureurs à l'administration fiscale n'a pratiquement plus cours.

Nous ne serons pas originaux en écrivant que votre assurance habitation n'est pas suffisante en ne couvrant que la valeur, faible, du mobilier ordinaire. Idem même si vous avez fait réévalué votre plafond moyennant augmentation de votre prime. Enfin, notons que, outre le jeu du plafond global, la valeur de chaque objet de valeurs est elle aussi souvent plafonnée.

Deux solutions s'offrent au collectionneur prudent : un contrat spécifique ou un contrat habitation large couvrant également les objets de valeurs.

Le contrat spécifique peut être à valeur déclarée ou à valeur agréée, alors que le contrat global tiendra seulement de la seconde alternative. Le contrat simple, tout risque, n'est offert, généralement au mieux, qu'à partir de 70.000 € pour une prime annuelle minimale de l'ordre de 450 €. Comptez au-delà un coût situé entre 0,3 % et 0,8 % de la valeur des biens. Sachant qu'une oeuvre d'art a une rentabilité annuelle de 0 %, il faut espérer que la cote grimpe avec le temps!

Dans les contrats globaux, certains détaillent les différents domaines, d'autres forment un tout. Ce qui paraît pragmatique, car comment qualifier une commode Boulle : mobilier, antiquité ou oeuvre d'art? Cependant, il s'agit là de contrats adaptés aux demeures et de garnitures d'exception.

Question classique : valeur déclarée ou agréée? C'est cette dernière possibilité qui est généralement conseillée.

En cas de sinistre, le titulaire d'un contrat en valeur déclarée devra justifier de la propriété, de l'authenticité et de la valeur du bien. Et même si vous avez pu prouver en amont les deux premiers aspect, l'évaluation sera réalisée par un expert malgré tout après le sinistre. Finalement, autant le faire intervenir avant, non? Le contrat à valeur agréée est finalement plus organisé et donne les outils de règlement du sinistre dès l'entrée. De plus, les risques couverts sont souvent plus larges (prêt d'une oeuvre, par exemple).

Demeurera le problème de la prise de valeur d'un bien mais les contrats prévoient toujours la possibilité de réévaluer les biens (et la prime!). De plus, certaines compagnies d'assurances augmentent automatiquement et forfaitairement le montant de remboursement si l'oeuvre était sous-évaluée; lot de consolation appréciable pour des amateurs peu avertis du marché de l'art. La réévaluation est d'autant plus importante qu'en général, les oeuvres sont sous-évaluées de 25 à 30 %, ce qui correspondrait plus à leur valeur de revente qu'à leur prix d'achat.

La compagnie peut proposer ses propres experts, mais l'assuré est libre de proposer les siens. Le coût de leur intervention est à sa charge.

Voici pour la théorie, la pratique demain!

Tends ta main et on te vole le bras!

Tends ta main et on te vole le bras!

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